Sur le terrain : Un travail d’équipe septembre 26, 2025
Un groupe de bénévoles a troqué le confort du bureau contre du travail d’équipe sous une pluie battante lors d’une opération d’arrachage de végétaux envahissants à Bunchberry Meadows, près d'Edmonton, prouvant ainsi que peut importe la météo, quand on est motivé, on peut tout surmonter.
Dès le début de l’activité, organisée par Conservation de la nature Canada (CNC) en partenariat avec Stantec, il était clair que rien ne se déroulerait comme prévu. Cette pluie torrentielle aurait sans doute entraîné le report ou l’annulation de nombreux événements. Le groupe, lui, est demeuré motivé. Ils ont enfilé leurs imperméables, mis leurs gants de travail et sont sortis sous la pluie battante comme si de rien n’était. Cette résilience, alliant à parts égales professionnalisme et enthousiasme partagé en faveur de l’environnement, a donné le ton à la suite des choses.

Bunchberry Meadows est un endroit spécial : une parcelle de forêt ancienne et de prairies ouvertes qui constitue un sanctuaire pour la faune et la flore indigènes. C’est également un endroit où des espèces envahissantes, comme le chardon des champs, menacent l’équilibre écologique.
Voilà donc pourquoi des activités d’arrachage de mauvaises herbes comme celle-ci sont importantes. Malgré le temps qu’il faisait, ou peut-être même grâce à lui, l’impact que nous avons eu ensemble a été indéniable. Vers la fin de la journée, nous avions réussi à remplir plus de 30 énormes sacs de chardons. Cela représente des milliers de plantes et de graines qui, autrement, se seraient propagées, auraient supplanté la flore indigène et perturbé les pollinisateurs locaux.
Toutefois, le réel succès de cette journée ne se mesurait pas uniquement aux plantes que nous avions arrachées. Nous avions aussi réussi à tisser des liens.
Tout au long de l’activité, des liens ont été créés, non seulement entre les participant(e)s et le territoire, mais aussi entre collègues. Alors que leurs bottes s’enfonçaient de plus en plus dans la boue et que leurs imperméables collaient à leur peau, des membres du personnel de Stantec issus de différentes équipes se sont retrouvés côte à côte, à discuter entre deux arrachements de chardons ou se sont même rencontrés pour la première fois en personne, loin de leurs écrans. Certains ont partagé des conseils pour identifier les plantes, alors que d’autres ont raconté des anecdotes sur leur travail et leurs plans pour la fin de semaine.
Même si l’objectif était de retirer des chardons, ce sont les conversations qui ont fait toute la différence.
En tant que stagiaire en conservation, il est facile de se laisser absorber par les aspects logistiques : s’assurer que tout le monde signe le formulaire de décharge, reçoive ses gants et sache où se trouvent les trousses de premiers soins. Cependant, cette journée m’a rappelé que mon travail consiste aussi à créer des moments propices aux connexions.
Quand les gens sortent du bureau et se rendent sur le terrain, ils commencent à voir la conservation différemment. Ils découvrent le territoire non pas comme quelque chose d’abstrait à protéger, mais comme quelque chose dont on doit prendre soin, et ce, beau temps, mauvais temps. Les écosystèmes en bonne santé ne favorisent pas seulement la biodiversité. Ils renforcent aussi la résilience des collectivités et approfondissent notre compréhension du rôle que nous jouons dans l’environnement. À long terme, ce sont ces connexions qui sont à l’origine des changements significatifs qui perdurent longtemps après que la pluie a cessé de tomber.