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Aire naturelle Kiwto’qitek (Point Pleasant)

Située à Murray Harbour, à l’Île-du-Prince-Édouard, cette aire naturelle protège un milieu d’exception, soit une vaste forêt Wabanaki (acadienne) intacte donnant sur 5 km de littoral naturel. Ensemble, concrétisons notre plus grand projet de conservation dans cette province afin de maintenir ce territoire sain et résilient pour toujours.

Une vue aérienne d'un littoral rougeâtre avec un petit étang et une forêt verte dense.

Région

Île-du-Prince-Édouard

Conservé depuis

2025

Habitat(s)

Forêts

Soutien immédiat requis

Protégez des lieux comme celui-ci, pour toujours.

Je donne

L’aire naturelle Kiwto’qitek (Point Pleasant) en bref

  • Plus importante acquisition à ce jour dans la province; protège près de 5 km de littoral naturel.
  • Les forêts Wabanaki (acadiennes) matures et intactes sont de plus en plus rares sur l’île. Ce milieu abrite le chêne rouge, une espèce en péril qui est l’arbre emblématique de la province.
  • Les Mi’kmaq veillent sur ce territoire doté d'une grande valeur culturelle depuis des milliers d’années.

Pourquoi est-ce si important de protéger Kiwto’qitek (Point Pleasant)?

Cette aire naturelle réunit une forêt, des milieux humides et près de 5 km de littoral naturel au cœur d’un des paysages côtiers intacts de plus en plus rares de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle offre un habitat à des espèces indigènes telles que le pin rouge, le chêne rouge, le garrot d’Islande et le vison d’Amérique, tandis que ses forêts et ses milieux humides protègent la côte et maintiennent un espace naturel résilient. 

Notre action s’inscrit dans un effort de conservation élargi à Murray Harbour, aux côtés d’autres terres protégées et de nos partenaires du milieu de la conservation. En maintenant ces espaces intacts et reliés, nous offrons à la vie sauvage l’espace nécessaire pour prospérer tout en soutenant les collectivités environnantes pour les générations à venir.

Une forêt d’exception à protéger

Avant la colonisation européenne, l’Île-du-Prince-Édouard était presque entièrement couverte de forêts. Aujourd’hui, environ 40 % seulement de la superficie de l’île est boisée, et ce chiffre continue de diminuer. Protéger des forêts Wabanaki (acadiennes) comme celle de Kiwto’qitek est essentiel pour maintenir ces habitats importants sur l’île.

Résilience climatique

Les forêts, les milieux humides, les marais salés et le littoral naturel de Kiwto’qitek atténuent les effets des tempêtes violentes et de l’érosion côtière sur les collectivités avoisinantes. Ces habitats absorbent et stockent les eaux de pluie, réduisent l’impact des vagues et soutiennent le rétablissement naturel de la côte ainsi que son adaptation face aux changements climatiques.

Importance pour les Mi’kmaq

Le mot mi’kmaq Kiwto’qitek signifie « écho résonnant » ou « ce qui entoure » et désigne la rivière Greek, qui serpente autour d’une pointe de terre communément appelée Point Pleasant. Les Mi’kmaq vivent en réciprocité avec ce territoire depuis des milliers d’années, en récoltant les abondantes ressources de la mer.

Une vue aérienne d'une rivière sinueuse traversant une forêt verte dense.
Plusieurs phoques se reposent sur une plage de sable près de l'eau.

Ce qui est en jeu

L’Île-du-Prince-Édouard est confrontée à des défis particuliers liés aux changements climatiques, notamment la hausse du niveau de la mer, des tempêtes plus violentes et l’érosion côtière accélérée de ses rivages de grès fragiles. Les habitats côtiers intacts comme celui de l'aire naturelle de Kiwto’qitek (Point Pleasant) sont déjà rares. Sans une protection continue, ils deviennent de plus en plus vulnérables à ces pressions, ce qui expose la vie sauvage et les collectivités à des risques accrus.

Ce qui pourrait disparaître

Kiwto’qitek réunit une combinaison rare de forêts Wabanaki (acadiennes) matures, de milieux humides, de marais salés et de littoral naturel. Faute de protection, ces habitats pourraient se fragmenter, se dégrader ou disparaître à mesure que s’intensifient les pressions liées au développement et aux changements climatiques. La vie sauvage pourrait perdre des habitats vitaux, tandis que les collectivités avoisinantes seraient privées de leur protection naturelle contre les tempêtes, l’érosion et les inondations. Une fois ces habitats fragmentés ou disparus, il peut être difficile, voire impossible, de rétablir leur connectivité naturelle et les bienfaits qu’ils procurent.

Pourquoi est-ce si important?

Les forêts, les milieux humides, les marais salés et le littoral de Kiwto’qitek agissent en synergie pour offrir un refuge à la vie sauvage, stocker le carbone, absorber les eaux de pluie et protéger les collectivités avoisinantes contre les tempêtes violentes et l’érosion. Protéger ces systèmes naturels maintient la résilience de la côte tout en offrant à la faune l’espace dont elle a besoin pour prospérer.

Pourquoi agir maintenant?

Face à l’accentuation des pressions climatiques et des menaces qui pèsent sur les espaces naturels, protéger dès maintenant des territoires intacts permet de prévenir la perte et la fragmentation des habitats. Kiwto’qitek s’inscrit aussi dans une démarche de conservation plus vaste à Murray Harbour, qui offre l’occasion de protéger ce paysage aux côtés d’autres terres déjà conservées et de créer un réseau connecté de paysages côtiers sains et résilients pour les générations à venir.

Protéger l’aire naturelle Kiwto’qitek (Point Pleasant), c’est investir dans la santé et la résilience de l’Île-du-Prince-Édouard afin que la vie sauvage et les collectivités puissent profiter des bienfaits d’un milieu côtier sain et résilient pour les générations à venir.

Là où le chêne rouge prend racine

Le chêne rouge, qui est l’arbre emblématique de l’Île-du-Prince-Édouard, peut vivre jusqu’à 300 ans dans un milieu propice. Malheureusement, le déboisement a considérablement réduit les habitats intacts de cette espèce, rendant les vieux chênes rouges de Kiwto’qitek (Point Pleasant) de plus en plus rares. En protégeant cette forêt Wabanaki (acadienne) mature, nous offrons à ces arbres pluricentenaires, ainsi qu'aux espèces sauvages qui en dépendent, un milieu où continuer à grandir et à prospérer.

Une personne en tenue de randonnée se tient dans une forêt à côté de gros troncs d'arbres.
Un jeune chêne dans un tube de protection pousse dans une prairie herbeuse.
Un grand érable s'élève vers la canopée de la forêt verdoyante.
« Les forêts côtières comme celle-ci sont très rares à l’Île-du-Prince-Édouard. Par sa superficie, l'état de santé de ses forêts et de ses milieux humides ainsi que l’intégrité de son littoral, ce lieu est sans pareil. Nous espérons le protéger pour toujours afin qu’il continue d’offrir un habitat aux espèces sauvages et un milieu naturel intact dont toute la population de l’île peut profiter. »
Lanna Campbell, directrice de programme, Î.-P.-É., CNC
Une femme portant un gilet de Nature Conservancy Canada se tient dans un champ d'herbes hautes.
Deux femmes observent des plantes dans une prairie ensoleillée entourée d'arbres.

Le plan en action

Nous protégeons l’aire naturelle Kiwto’qitek (Point Pleasant) et prenons soin de sa forêt, de ses milieux humides et de son littoral pour les générations à venir. Ce projet vient enrichir un réseau croissant d’aires naturelles protégées dans la région.

Protéger

Conserver l’aire naturelle Kiwto’qitek (Point Pleasant) prévient la perte d’habitats et protège des espèces indigènes au sein d’un écosystème côtier fragile.

Relier

Ce projet s’inscrit dans les efforts de conservation plus vastes menés à Murray Harbour. Il permet de créer des zones protégées sur la terre ferme près d’îles côtières conservées en partenariat avec la province de l’Île-du-Prince-Édouard et l’Island Nature Trust.

Entretenir

Protéger ce lieu n’est que le début. Nous prenons soin des aires protégées à long terme grâce à une intendance active, à un suivi continu, à des travaux de restauration et à des collaborations durables avec des communautés autochtones et des partenaires locaux. En nous adaptant aux changements et en prenant soin de ce territoire au fil du temps, nous le maintenons sain, résilient et prospère pour les générations à venir.

Protégez des lieux comme celui-ci, pour toujours.

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