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Aire côtière de Port Joli et Port L’Hebert

Situés dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, Port Joli et Port L’Hebert sont des lieux de rassemblement, de mémoire et d’appartenance depuis des générations. Ces milieux naturels font partie intégrante de Kespukwitk, une région dotée d'une grande valeur culturelle et écologique, et l’une des zones de conservation les plus importantes de la province. Ses forêts Wabanaki (acadiennes), ses milieux humides et ses habitats côtiers abritent des lichens rares, des oiseaux migrateurs et de nombreuses autres espèces. En conservant Port Joli et Port L’Hebert et en les reliant aux aires protégées voisines, nous veillons à ce que ce lieu d’exception et son patrimoine naturel demeurent protégés pour les générations à venir.

Un rivage rocheux avec un marais herbeux et une forêt dense en arrière-plan.

Région

Nouvelle-Écosse

Conservé depuis

2006

Habitat(s)

Forêts, Milieux humides, Littoraux

Soutien immédiat requis

Protégez des lieux comme celui-ci, pour toujours.

Je donne

L’aire côtière de Port Joli et Port L’Hebert en bref

  • Située sur la Côte sud de la Nouvelle-Écosse, cette aire côtière, qui fait partie de Kespukwitk, est l’un des sites de conservation côtière les plus importants de la province. 
  • Ce territoire fait partie intégrante d’un ensemble de conservation plus vaste, qui relie des territoires protégés voisins et qui consolide le réseau d’habitats littoraux. 
  • Des forêts Wabanaki (acadiennes) aux marais salés et aux plages, ces habitats côtiers connectés sont le refuge d’espèces telles que la dégélie plombée (un lichen), une espèce rare.
  • Depuis 2006, nous protégeons des secteurs clés de ce paysage naturel et en assurons l’intendance à long terme, ce qui renforce  les liens entre les aires protégées. 

Pourquoi est-ce si important de protéger cette aire côtière?

Port Joli et Port L’Hebert font partie de Kespukwitk, une zone prioritaire pour les espèces en péril désignée par le gouvernement fédéral. Couvrant près d’un tiers de la province, Kespukwitk héberge 94 % des espèces terrestres en péril de la Nouvelle-Écosse. Ce territoire constitue également une Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) internationalement reconnue, puisqu'il est vital pour l’avifaune et d'autres espèces sauvages. Nous conservons des secteurs clés de Kespukwitk afin de maintenir les habitats connectés, de protéger la faune et de soutenir les systèmes naturels dont dépendent les collectivités environnantes.

Un refuge pour les espèces rares

Port Joli et Port L’Hebert comptent parmi les sites les plus importants de la Nouvelle-Écosse pour les lichens rares et en péril, notamment la dégélie plombée, la fuscopannarie de la côte et la lobaire poivrée. Ce secteur abrite également la flore de la plaine côtière de l’Atlantique, dont plus du tiers ne se trouve nulle part ailleurs au Canada, ainsi que le pluvier siffleur, une espèce en péril, et l’orignal continental de la Nouvelle-Écosse.

Un territoire côtier connecté

Les forêts Wabanaki (acadiennes), les milieux humides, les marais salés, les plages, les cours d’eau et les landes côtières forment une riche mosaïque d’habitats pour la vie sauvage. Située aux côtés du parc national Kejimkujik bord de mer, de la réserve d’oiseaux migrateurs de Port Joli et d’autres zones protégées, cette aire constitue un élément clé d’un projet de conservation plus vaste. En conservant ces terres, nous renforçons les liens entre les aires protégées et offrons à la faune des espaces sécuritaires où s’alimenter, nicher, se reposer et se déplacer.

Un lieu riche de sens

Les forêts, les milieux humides et les habitats côtiers de Port Joli et de Port L’Hebert offrent des bienfaits essentiels sur lesquels compte la population, allant de l’eau propre au renforcement de la résilience climatique. Mais l’importance de ce territoire va encore plus loin. Port Joli et Port L’Hebert constituent depuis longtemps un lieu de rassemblement et d’appartenance pour la population de la côte sud de la Nouvelle-Écosse, en particulier pour les Mi’kmaq, qui entretiennent des liens culturels profonds et vivants avec la terre. Conserver cet espace, c’est non seulement protéger les bienfaits offerts par la nature, mais aussi un endroit où des souvenirs et un attachement durable à la nature se sont forgés.

De gros rochers et des algues bordent le rivage à marée basse.
Une vue aérienne d'un littoral boisé avec des plages de sable et des eaux calmes.

Ce qui est en jeu

Le développement, la fragmentation des habitats, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière exercent une pression constante sur le littoral de la Nouvelle-Écosse. En l’absence de protection, des milieux qui stockent naturellement le carbone, fournissent de l’eau propre et protègent les collectivités côtières contre les tempêtes majeures risquent d’être perdus ou morcelés. Conserver ces terres dès aujourd’hui permet de maintenir la connectivité du littoral, tout en protégeant ses défenses naturelles et en sauvegardant les bienfaits essentiels dont dépendent la vie sauvage et la population.

Ce qui pourrait disparaître

Les changements climatiques accentuent les pressions sur Port Joli et Port L’Hebert. En effet, la hausse du niveau de la mer, l’érosion côtière et des tempêtes plus violentes modifient le littoral et les habitats côtiers. Des espèces végétales et animales rares, allant des lichens aux oiseaux de rivage migrateurs, dépendent de ces milieux. Protéger et relier ces habitats côtiers offre à la vie sauvage l’espace et les conditions nécessaires pour s’adapter à l’évolution du climat.

Pourquoi est-ce si important?

Plus de la moitié de la population de la Nouvelle-Écosse vit à moins de 5 km d’une côte, ce qui rend la santé des écosystèmes côtiers essentielle. Les milieux humides, les marais salés et les forêts côtières absorbent et filtrent l’eau, réduisent l’impact des tempêtes majeures et minimisent l’érosion des sols, offrant ainsi une protection naturelle aux collectivités environnantes. Ces espaces naturels stockent également le carbone, ce qui empêche les gaz à effet de serre de se retrouver dans l’atmosphère et fait des écosystèmes en santé une partie de la solution aux changements climatiques.

Pourquoi agir maintenant?

Nous avons l’occasion de continuer à réduire l’isolement des aires protégées existantes avant que le développement et les pressions climatiques ne rendent le protection de ces jonctions plus difficile. Conserver des parcelles clés dès aujourd’hui garde les habitats importants connectés, renforce les défenses naturelles de la côte et rend leur protection permanente.

Ensemble, nous pouvons relier des habitats côtiers d’importance et assurer la conservation permanente de cette section du littoral de la Nouvelle-Écosse.

L'habitat de la dégélie plombée

Port Joli et Port L’Hebert comptent parmi les sites les plus importants de la province pour des lichens rares et en péril. Les lichens naissent d’une association vivante entre un champignon et une algue. Sensibles aux modifications de leur milieu, ils constituent d’excellents indicateurs de la santé des forêts. La dégélie plombée est non seulement le lichen officiel de la Nouvelle-Écosse, mais aussi l’une des espèces rares et menacées présentes ici, poussant sur le tronc des feuillus matures dans les forêts Wabanaki (acadiennes). En protégeant les forêts où croît ce lichen, nous protégeons aussi l’ensemble de la communauté végétale et animale qui dépend de ces milieux forestiers sains. 

De la mousse verte pousse sur l'écorce rugueuse d'un arbre.
Une personne dans un canot rouge pagaie sur un lac clair entouré de rochers et d'une forêt.

Le plan en action

Nous protégeons des secteurs clés du littoral de Port Joli et Port L’Hebert tout en les reliant aux aires protégées voisines. De concert avec nos partenaires, nous conservons des habitats importants et en assurons l’intendance à long terme. 

Protéger

Nous poursuivons la conservation permanente de terrains côtiers stratégiques dans le secteur de Port Joli et de Port L’Hebert, en comblant les écarts entre les aires protégées avoisinantes. Maintenir ces espaces naturels connectés soutient la vie sauvage, favorise la santé des écosystèmes et renforce la résilience de ce milieu.

Gérer

Protéger un lieu n’est que la première étape de notre travail. Nous veillons sur les aires protégées à long terme grâce à une intendance active, à des travaux de restauration et de suivi continus ainsi qu’à des partenariats durables. En nous adaptant aux changements et en prenant soin de ces milieux naturels au fil du temps, nous les maintenons en santé, résilients et prospères pour les générations à venir.

S’associer

Nous collaborons avec des propriétaires de terres, des personnes donatrices, des partenaires de conservation, des collectivités locales et des programmes gouvernementaux pour conserver ce territoire côtier. Ensemble, nous maintenons ces écosystèmes sains, connectés et résilients.

Protégez des lieux comme celui-ci, pour toujours.

Pleins feux sur nos partenaires

Nous protégeons ce littoral aux côtés d’une communauté engagée de partenaires autochtones, d’organisations environnementales, d’universités et de gouvernements qui forment la Kespukwitk Conservation Collaborative. C’est un privilège de partager cet engagement envers le Kespukwitk avec ces partenaires et d’autres groupes locaux.

Kespukwitk est l’un des sept districts du Mi’kma’ki, le territoire traditionnel et non cédé des Mi’kmaq, et nous sommes reconnaissants de pouvoir travailler en partenariat sur ces terres.

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